Pas moyen d’écrire. Depuis plusieurs jours, les mots me manquent. Depuis que j’ai lu le récit du calvaire de cette petite fille. Morte à huit ans. Martyrisée par ses parents, depuis ses deux ans.
Pourquoi cela me fait-il si mal ?
J’ai été moi aussi en souffrance, dès mon plus jeune âge, et maltraitée. Mais pas comme la petite Marina, dont la chair a été meurtrie, le visage tout boursouflé par les coups, les os cassés, l’organisme affamé…
Pour moi, ce fut d’abord l’abandon, puis la violence psychologique de qui m’avait recueillie. En dehors de quelques sévices aussi ponctuels que mémorables, je n’ai eu à subir que la blessure profonde qu’infligent certains mots, certaines phrases. « Que » ?…
Il m’a fallu de longues années pour admettre que j’avais été victime de maltraitance et, si longtemps après les faits, j’éprouve encore parfois le sentiment d’une trahison, lorsque je prononce ce mot.
Marina protégeait ses parents, ne voulait pas les dénoncer, en dépit de l’évidence. Je la comprends. Et lorsque je pleure sur elle, c’est peut-être aussi sur la petite Danalyia que je pleure…
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4 commentaires
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Adrienne
19/06/2012 à 20:57 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
oh Danalyia, mon coeur saigne pour la petite fille que tu étais, en lisant ça…
je t’embrasse
Danalyia
20/06/2012 à 19:57 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
Merci pour la visite, Adrienne. Comme tu l’as écrit « chez toi », ma vie est un roman…
Adrienne
24/06/2012 à 16:15 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
pardonne-moi, quand j’ai écrit ma réponse à ton commentaire, « chez moi », je n’avais pas encore lu ceci…
Danalyia
24/06/2012 à 16:54 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
… mais il n’y a rien à pardonner ! Ton commentaire m’allait tout à fait…